Si les formes générales de la cuve ont peu évolué ces dernières décennies, beaucoup d'installations périphériques
sont apparues ces dernières années. Leur rôle est essentiel pour assurer l'efficacité économique de l'outil, son
adaptation aux évolutions économiques (fluctuations des cours des ferrailles, du minerai de fer, du charbon, ...)
• injection de charbon
Cette installation est composée d'un broyeur à charbon, d'un sécheur et d'un silo d'injection à débit contrôlé. Le
charbon, finement broyé, est injecté niveau des tuyères, en même temps que l'air chaud et aide à l'obtention d'une
atmosphère réductrice riche en CO. Les avantages recherchés sont:
• substitution du coke par du charbon meilleur marché
• amélioration du rendement chimique, le charbon étant injecté au meilleur endroit pour jouer son rôle d'agent
réducteur
• limitation de la teneur en soufre dissous dans la fonte qui est amené par le coke
• enrichissement en CO du gaz de haut-fourneau qui devient meilleur combustible
Historiquement, l'injection de charbon a été précédée des injections fioul, moins performantes, mais qui n'exigeaient
pas d'installation de broyage. Une injection de 200 kg de charbon par tonne de fonte produite est un point de
fonctionnement fréquemment visé.
• traitement du laitier
Le volume de laitier produit par un haut-fourneau est comparable à celui de la fonte. La valorisation de laitier en tant
que remblais concassé est faite en coulant le laitier liquide dans des fosses, où celui-ci va craqueler en se solidifiant.
Plus rentable, la vente sous forme de granulat est réalisée par des installations de bouletage, qui sont aujourd'hui
progressivement remplacées par celles de granulation. Dans ces installations, le laitier liquide est violemment
refroidi au contact d'eau. Le produit obtenu est un sable fin et homogène qui se vend aux cimenteries ou aux
verreries.